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Languages, Social Science, Math, Science and Technology, Arts & Personal Development

À la découverte de Livres ouverts!

  • À la dernière minute, la direction de l’école me demande d’acheter des livres.
  • Je désire exploiter une thématique avec des livres de niveaux différents.
  • Je veux trouver des livres qui répondent à l’intérêt de mes élèves ainsi qu’à leur niveau de lecture.
  • Je veux mettre sur pied un cercle de lecture dans ma classe et je cherche des livres.
  • J’utilise les 5 au quotidien et je cherche des livres pour les activités de lecture.

Comme enseignan.t.e de FLS, est-ce que vous vous êtes déjà retrouvé parmi une de ces situations? Si votre réponse est oui, j’aimerais vous présenter une ressource inestimable pour vous aider: Livres ouverts. J’ai demandé à Danièle Courchesne, collaboratrice à Livres ouverts, de répondre à mes questions afin de dresser un portrait complet de cette ressource.

Qu’est-ce que Livres ouverts?

Le site Livres ouverts est un site de développement pédagogique, conçu et produit par la Direction de la formation générale des jeunes (DFGJ) du ministère de l’Éducation et de l’Enseignement supérieur, Secteur de l’éducation préscolaire et de l’enseignement primaire et secondaire. Il présente une sélection commentée de livres de qualité qui s’adressent aux jeunes du préscolaire, du primaire et du secondaire. Les livres sélectionnés appartiennent autant à la fiction qu’à la non-fiction; ils proviennent du Québec, du Canada, de la francophonie internationale et du monde entier par des œuvres traduites. Livres ouverts, c’est aussi un ensemble de suggestions pédagogiques qui visent à donner vie à ces livres en classe.

Visionner la capsule 1 : Présentation de Livres ouverts

Qui est derrière Livres ouverts?

Placé sous la responsabilité de la DFGJ, le répertoire est réalisé par une équipe de spécialistes en littérature pour la jeunesse, issus du domaine du livre et de l’éducation : enseignants, bibliothécaires, analystes-rédacteurs, etc.

Pourquoi Livres ouverts?

Le site Livres ouverts, par son environnement pédagogique et ses choix de livres, offre un moyen privilégié pour entreprendre avec les élèves, en classe, des projets qui rejoignent les grandes orientations et les exigences disciplinaires du Programme de formation de l’école québécoise.

Par ses nombreuses clés de recherche et par les multiples possibilités de regroupements entre les livres, il permet de repérer des ressources qui sauront enrichir des projets reliés à l’un ou l’autre des aspects du Programme.

À qui s’adresse Livres ouverts?

Je lire le père goriot par BalzacLivres ouverts s’adresse d’abord aux enseignants et enseignantes du préscolaire, du primaire et du secondaire, de toutes les disciplines, aux conseillers et conseillères pédagogiques, aux bibliothécaires scolaires, aux techniciens et techniciennes en documentation ainsi qu’aux directions d’école. Ils trouveront dans Livres ouverts des suggestions de livres répondant à leurs besoins et des propositions d’actions pédagogiques s’inscrivant dans les visées du Programme de formation de l’école québécoise.

Les enseignants de français, langue seconde, français base, immersion ou enrichi y puiseront des suggestions de livres et des activités pouvant intéresser et sensibiliser leurs élèves à l’univers littéraire et culturel francophone et à développer leurs compétences à lire et à apprécier des textes variés.

Livres ouverts s’adresse aussi à toutes les personnes qui travaillent et qui vivent auprès des jeunes, à l’école, à la maison et dans les autres lieux qu’ils fréquentent. Tous les intervenants doivent être mis à contribution pour créer un environnement culturel vivant et un climat d’apprentissage dynamique.

Comment me servir de Livres ouverts?

Visionner la capsule 2 : Comment faire une recherche simple? Comment consulter les notices complètes? Comment gérer son compte?

Visionner la capsule 3 : Comment faire une recherche avancée?

Comment Livres ouverts peut m’aider dans ma pratique en FLS?

Student lost in a bookÀ la suite d’une démarche de validation rigoureuse, des indices de difficulté spécifiques à la langue seconde ont été ajoutés au site. Ce processus de validation a également mené à la conception d’une échelle de difficulté en français, langue seconde. Cette échelle a été constituée à partir des livres de la sélection Livres ouverts. Elle vise à soutenir les intervenants en français, langue seconde dans le choix des livres à proposer à leurs élèves en fonction de leurs habiletés en lecture.

Une sélection d’œuvres permettant d’aborder plusieurs stratégies de lecture en classe de langue seconde est également offerte. Les stratégies de lecture choisies ont été ciblées en fonction des apprentissages en français, langue seconde, que réalisent les élèves au cours du programme de base, du programme enrichi et du programme d’immersion.

Il est important de préciser que tous les livres peuvent servir à mettre en application les stratégies de lecture.

Cependant, certains livres présentent des caractéristiques qui facilitent :

  • la formulation d’inférences (p. ex. un album présentant un texte elliptique);
  • l’interprétation (p. ex. un récit à portée philosophique);
  • l’établissement de liens (p. ex. un livre contenant des intertextes);
  • la prédiction (p. ex. un récit adoptant une structure récurrente);
  • la visualisation (p. ex. un texte présentant de nombreuses descriptions).

De plus, pour répondre aux besoins exprimés par le milieu scolaire, le site Livres ouverts a ajouté à ses clés de recherche et à ses indices l’indication étendue de cycles. Cet indice vise à désigner parmi les livres de la sélection ceux qui présentent un indice de difficulté bas (de 1 à 5) et qui peuvent convenir à des élèves plus âgés. Évidemment, la volonté de présenter à l’élève un défi de lecture à sa juste mesure et de lui offrir des ressources intéressantes qui ne lui donnent pas l’impression d’être infantilisé a guidé l’attribution de cette indication étendue de cycles.

Comment choisissez-vous les livres?

Chaque livre est choisi avec soin pour ses qualités intrinsèques et est comparé à l’ensemble des livres sélectionnés, selon un processus rigoureux qui assure la valeur et la diversité des choix proposés. Le jugement global sur la qualité et sur la valeur pédagogique porte sur l’ensemble du livre. Les éléments pris en compte au moment de l’analyse sont :

  • le texte, l’écriture, la langue;
  • le récit, la narration, l’histoire, l’organisation du contenu documentaire;
  • les sujets, thèmes et points de vue traités;
  • les valeurs prônées;
  • les illustrations, la mise en pages;
  • les aspects matériels.

Consultez les critères de sélection

Comment les livres sont-ils catégorisés?

Ces documents présentent la description de différents critères de recherche du site Livres ouverts. Leur lecture aidera à comprendre les différentes catégories d’œuvres présentes sur le site.

Consultez les catégories de livres

Consultez les indices de difficulté, les indications de cycles et les indications étendues de cycles

De plus, chaque livre est classé selon un chapitre thématique qui met en lumière un des aspects de l’ouvrage. Ce classement par thèmes permet de faire ressortir des liens entre les livres, d’éclairer des angles de lecture intéressants ou originaux et de décloisonner des genres et des sujets plus traditionnellement associés. Les chapitres thématiques facilitent les arrimages avec les domaines généraux de formation et les domaines d’apprentissage du programme.

Livres ouverts est une excellente ressource pour tous les intervenants du milieu scolaire qui cherchent à exploiter le livre en salles de classe. Je vous invite donc à explorer Livres ouverts.

Bonne découverte!

Pour joindre l’équipe de Livres ouverts: langues@education.gouv.qc.ca

Growth Mindset: Our Mistake about Mistakes in Math

Does the expression “you can’t teach an old dog new tricks,” ring true for some of your students’ mindsets? Or “that’s just how I am,” or even the classic “I’m just no good at (fill in the blank),” ?

Photo by Chris Liverani on Unsplash

All of these statements are based on the assumption that knowledge is fixed and finite from birth, that one’s ability is pre-determined. From a perceived lack of creativity, mathematical aptitude, or basketball court prowess, a fixed mindset reinforces the idea that we are who we are, and no amount of effort is going to change that. A fixed mindset tosses aside any potential learning from life’s experiences and it creates a self-imposed world of walls within your brain.

This 20th Century ideology has seeped into the 21st Century even with clear neuropsychological evidence concluding that the brain is in fact malleable, as a recent study states: our “amazing ability of our neural connections to strengthen and grow as we interact with the world around us,” (Key Findings and Implications of the Science of Learning and Development). Jo Boaler supports this idea and pushes it one step further, saying in her book, Mathematical Mindsets, “every time a student makes a mistake in math, they grow a synapse” (Boaler, 11). That is, their brain learns something new. Quite contrary to traditional math teaching, where mistakes are to be avoided at all costs, often propelling a student’s belief that, “I’m just no good at math, and there is nothing I can do about it.” Good news folks, mistakes help you learn more…

“What separates the more successful people from the less successful people is not the number of their successes but the number of mistakes they make, with the more successful people making more mistakes.” – Jo Boaler

Photo by Roman Mager on Unsplash

Boaler further explains that one of the most valuable things parents and teachers could do for any child is “change the messaging” around making mistakes. Sounds easy right? Well, it really is… If a student is continually reinforced that mistakes are a crucial part of the learning process, then we can dampen self-perceived limitations and anxiety about getting the wrong answer, and instead, foster their growth and a love for learning. 

In doing so, math becomes real! Traditionally, math teaching tends to be very cerebral, abstract, and based on a textbook, with hundreds of methods and procedures to memorize, containing material that most will never use. Quebec’s situational problem competency in mathematics adds this “real-life” layer to the learning of math. Whereby it is not how quickly one can calculate that matters anymore – as we have 21st Century tools that can easily do such binary actions – but students “who make connections, think logically, and use space, data, and numbers creatively.” (Boaler, 31) Below are some suggestions on how to make math learning more meaningful for students, and how to get that brain elasticity stretching.

  • Open up the task – There is more than one way to find an answer.
  • Let inquiry flourish.
  • Start with a real life problem to be solved – Start big and break it down into its’ pieces!
  • Add a visual component…
  • Get students manipulating real-world materials (Boaler, 90)

It is possible to reverse years of a fixed mindset in math teaching. However, it doesn’t happen overnight – the strategies below will at least get teachers and students moving towards a better way of understanding how we really learn. I think one of the greatest actions any teacher or parent can take is modelling to our children that mistakes are super important because we learn from them.

We as parents, teachers, and leaders have to set our children free from the crippling idea that mistakes are to be avoided in math (and in life), that there is only one way to solve a problem, or only one way to see a solution, and that some students are just better at math than others. In doing so, we have limited their growth and bound them to a falsehood that never should exist in the first place. Old dogs can learn new tricks if you simply give them the time, space, and encouragement to learn from their mistakes in their own authentic way.

Boaler, J. (2016). Mathematical mindsets: Unleashing students potential through creative math, inspiring messages, and innovative teaching. San Francisco, CA: Jossey-Bass & Pfeiffer Imprints.

“Key Findings: Science of Learning and Development”. Competency Works. (2018, May 21). Retrieved March 12, 2019, from https://www.competencyworks.org/science-of-learning/key-findings-science-of-learning-and-development/

Daily Physical Activity in Schools. Let’s Get a Move On!

Schools have an important role to play in helping students to understand issues related to health and well-being and to adopt a healthy lifestyle. They must provide students with an environment that is safe and conducive to their optimal personal and emotional development, and also ensure that they have many opportunities to move. This responsibility goes well beyond the physical education and health program; it requires the concerted action of all school staff members, working closely with parents, health professionals, community planners and others in the school and community.”
The Health and Well-Being Broad Area of Learning,
Quebec Education Program, p. 44

The following is a post by guest blogger Katherine Baker, Physical Education and Health Consultant at the English Montreal School Board.

Long before the Ministry introduced Mesure 15023 – À l’école, on bouge! in the 2017-18 school year, it was clear that schools have an important role to play in the daily physical activity levels of children. The initiative in question distributed funding to 450 elementary schools across Quebec to support them in providing students with the opportunity to accumulate at least 60 minutes of physical activity each school day. The above excerpt from the Health and Well-Being Broad Area of Learning, published in 2001, highlights two critical points with regard to physical activity: the importance of daily movement, and the fact that it is the responsibility of the school as a whole to ensure students move enough during the day.

Fast-forward 18 years and although we have a long way to go as an educational community before we can say that, as a whole, schools are an active place, we thankfully also have many examples of schools to look to as active school models and we also have an incredible amount of resources available to support schools in including more movement in the school day (see ParticipACTION’s 2018 Report Card on 2018 Physical Activity for Children and Youth, titled Canadian kids need to move more to boost their brain health as a start).

East Hill School Wide Class Activity Chart

Why include more movement into the school day? For starters, the answer includes an appreciation for the many ways that students – and everyone – can benefit from physical activity beyond just the oft-cited physical health benefits (which remain important, of course). The truth is, through almost any lens – whether it be physical health, cognitive functioning and learning, self-regulation, building community in the classroom and social skills development, developing physical literacy, or increasing levels of student engagement in learning – movement can help. 

Progress in each of these above-mentioned areas contributes to overall student success. Here are some examples of ways that schools are using movement to benefit students in each of these areas (as well accompanying resources). Keep in mind that these movement initiatives can happen at different times throughout the school day and in different spaces all over the school, including the schoolyard, classrooms, hallways, the gymnasium, and many other innovative spaces:

Physical Health: 15-minute periods of school-wide moderate-to-vigorous physical activity each morning benefits cognitive functioning as well as physical health. Maximizing physical activity levels (and harmony) in the schoolyard is a focal point for many schools; between recess and lunch hour, the schoolyard is the place where over half of the active minutes at school will happen for most students. See Ma Cour, Un Monde de Plaisir , a comprehensive multi-step guide for analyzing and organizing school yards (english electronic version here).  This is naturally accompanied by ensuring that recess time is a priority- see this 2017 Quebec publication The Essential Role of Recess in Children’s School Success and Health. Ensuring that students receive the minimum of 120 minutes of Physical Education and Health per week in an active setting and taught by a specialist is essential, as is ensuring that the Physical Education and Health program at the school is well supported (in terms of scheduling, funding, support for extra-curricular initiatives, not having a culture where students miss PE to make up work in other classes, etc.). Having more students walk to school through active transport initiatives (see Trottibus or the On Your Feet challenge) is a way that many schools build community while supporting the physical health of students. Given the number of hours and times-of-day that students spend in daycare, ensuring opportunities for physical activity during school-based daycare hours is also key. See the My Daycare is Physically Active/ Mon service de garde physiquement actif project. This project saw the creation of a series of six workshops for daycare educators to support the planning and inclusion of more physical activities into daycare programs (workshops among other topics address the supervision of physical activity- e.g. managing space, transitions, equipment, making teams, working with highly competitive students, safety considerations etc.-  both in the gym, classroom spaces and winter/summer play outdoors). This resource is currently in the final stages of being reviewed for sharing province-wide.

Cognitive Function and Learning: Physical activity in the morning (see video link above); movement breaks in the classroom to manage students’ states of attention/alertness; special projects like Projet MathSport de l’école secondaire Mont-Bleu.

Self-Regulation: Hallway ‘energy stations’ where students who are having trouble focusing can ask their teacher for a pass to go to a station that houses equipment and/or instructions for physical activities for a set amount of time (using pre-set timers). See this example from Forest Hill Sr. (Lester B. Pearson School Board) and this profile on L’ecole de Paix in Repentigny for another example. Similarly, many schools have DeskCycles or stationary bikes in the classroom.

Building Community and Social Skills Development: Movement can be used for many fun and engaging activities to build community in the classroom. In his book The Kinesthetic Classroom: Teaching and Learning Through Movement, Mike Kuczala dedicates an entire chapter on using movement for the purpose of developing class cohesion.

Development of Physical Literacy: The more physically literate that students are, the more likely they are in a position to engage in opportunities for physical activity and to experience all the benefits that physical activity has to offer. Active Hallway initiatives provide students with fun ways to transition from class to class while developing their physical literacy. The Don’t Walk in the Hallway initiative originated in schools out west but many Quebec schools also now have active hallways. The Réseau du sport étudiant du Québec (RSEQ) actually sells active hallway decals, as does the Ever Active Schools organization in Alberta.

Increasing Levels of Student Engagement in Learning: Teaching academic concepts through movement is a definite winner when it comes to increasing engagement in learning. Many teachers have gotten ideas for teaching math and language arts curriculum actively from Moving EducationSome schools use materials from Gopher Sport’s Active Academics line or Flaghouse’s Active Classroom Kit (warning – not cheap!) to incorporate more movement in the classroom.  Similarly, for a ton of ideas, Mike Kuczala devotes a whole chapter to teaching new content as well as reviewing content through movement in his book. Teachers who have started using movement more in their instruction often comment that student engagement is one of the benefits they see the most readily.

A personal favourite for reviewing content is an activity (from “The Kinesthetic Classroom” book) called Footloose, where questions are written on cue cards (1 question per cue card). Students each have a numbered answer sheet with spaces to answer each question. Sitting on chairs in a large circle – or staying at their desks – students must get up to exchange cards at a designated exchange point (center of a circle or other area of classroom if sitting at desks), and  can only flip their card to look at the question once they have sat back down on their chair (strict rule: must return to seat and sit down before looking at the card!). Try this in your classroom and see how much movement it creates (especially when students sit down and look at the question only to realize they have already answered it, so they get back up to exchange then sit down again – lots of squats happening!).

Making schools more active in the many different ways that are possible is actually the act of changing school culture. This article does a great job of summarizing some key elements to keep in mind when facing educational change. The way the initiative is introduced to school staff has also been a difference maker at many schools – the more involvement and input from staff, the better. Having little things that maintain momentum and motivation, like this schoolwide class activity tracker from East Hill Elementary (EMSB) or the organization of a Family Physical Activity Night helps solidify the message and keep momentum going, particularly during a period of culture change.

There are so many reasons why more movement in the school day is the best move!  Have fun exploring what it can bring to your teaching, your students, and your school!

For more information, listen to:

Katherine Baker on CJAD

Katherine Baker on TSN 690

 

 

And now visit the new Daily Physical Activity section on LEARN
where these resources and others will be available!

 

 

 

La ludopédagogie

 

Nous ne cessons pas de jouer parce que nous sommes vieux; nous devenons vieux parce que nous cessons de jouer. George Bernard Shaw

Après avoir assisté à un atelier donné par Geneviève Ducharme et Emilie Laquerre sur la ludopédagogique, j’étais tellement emballée que j’ai décidé de vous partager leur excellent travail. Je les ai donc invitées à répondre à mes questions.

 

QU’EST-CE QUE LA LUDOPÉDAGOGIQUE?

C’est une méthode utilisée dans la formation professionnelle consistant à sortir les participants de leur contexte de travail pour leur faire prendre conscience par le jeu de telle ou telle notion. L’aspect ludique de l’enseignement facilite d’ailleurs l’adhésion et l’implication des participants.

Cette méthode, aujourd’hui très présente dans les pays anglo-saxons, a été mise au point par des chercheurs canadiens dans la lignée des travaux du psychiatre et psychologue Erik Erikson.

Comment avons-nous appris l’alphabet ? En le chantant. Comment avons-nous appris à faire du vélo ? En montant dessus et en pédalant. Voilà tout l’esprit de la ludopédagogie ou apprentissage par le jeu. Et la meilleure preuve de son efficacité réside dans le fait que ces champs de compétences sont devenus inconscients, tant ils ont été acquis depuis un âge où l’acquisition par le jeu est spontanée. Définition tirée de Wikipédia :https://fr.wikipedia.org/wiki/Ludopédagogie

En français, langue seconde, le jeu permet d’aborder ou de renforcer les concepts langagiers des trois compétences dans un milieu plus détendu, moins menaçant surtout pour des apprenants pour qui l’acquisition d’une deuxième langue peut être un défi. Cela met l’accent sur les rapports, sur le savoir-être en groupe tout en traitant le contenu à apprendre et cela permet aux apprenants un peu moins forts académiquement de contribuer en utilisant d’autres forces ou habiletés telles la dextérité, la résolution de problème ou le leadership.

POURQUOI AVEZ-VOUS DÉCIDÉ D’EXPLORER CETTE AVENUE?

Cette idée a pris naissance dans une école de premier cycle du secondaire il y a quelques années. Nous observions, autant dans nos classes que dans celles de nos collègues, un manque d’engagement et de motivation de la part de nos élèves. Surtout en après-midi! Nous avons donc voulu insuffler un peu de vie, une atmosphère entraînante et rassembleuse, tout en gardant en tête nos objectifs pédagogiques et le matériel à couvrir. On a pensé au jeu. On y a réfléchi, on a rassemblé nos idées, on a rassemblé du matériel et on fait quelques achats au magasin à bas prix. Voilà! Au cours de quelques années, parsemés de succès, d’échecs et de conversations intenses sur nos expérimentations, nous avons développé une expertise. Ces idées pour intégrer le jeu en classe de FLS sont tirées de nos différents parcours et adaptées au milieu scolaire. Alors il ne faut pas se surprendre si ces idées de jeu raniment des souvenirs de camps de jour, de célébrations familiales et amicales variées, de milieux sportifs ou récréatifs ou d’activités ludiques en milieu scolaire. La musique, la stratégie et l’esprit de compétition amicale, la résolution de problème et la coopération sont au rendez-vous!

POURQUOI UTILISER LES JEUX EN CLASSE?

À cause de manque de motivation et d’implication des apprenants

Nous vivons dans un contexte scolaire où nous avons 4 périodes par jour, les élèves sont souvent assis en rangées, prennent des notes, écoutent leurs enseignants pour des périodes de temps qui excèdent leur capacité de concentration. Bref, souvent, ils décrochent… Donc, il nous était difficile de voir ce que les élèves pouvaient vraiment faire ou ce qu’ils avaient acquis. Les activités ludiques développent en ceux qui jouent une volonté d’aller toujours plus loin et de se dépasser. Les jeux permettent aussi de modifier le rythme d’une leçon en relançant l’intérêt des élèves et d’augmenter leur confiance en soi.

Afin de créer des liens et un sentiment d’appartenance

Dans la classe au secondaire, il peut parfois être difficile de créer une ambiance propice à l’apprentissage où la coopération et la participation règnent. Le jeu permet d’améliorer le climat de classe; de faire ressortir les forces des participants, de susciter la créativité et la spontanéité, et de reconnaître les participants pour leurs contributions. Dans un climat compétitif amical, les élèves partagent un but commun, une complicité, un désir de performance, etc.

Pour différencier

Le jeu permet d’aller rejoindre un plus grand nombre d’élèves selon les intelligences multiples et les styles d’apprentissages des élèves. Il permet aussi de faire ressortir des forces, des compétences variées souvent passées inaperçues en classe. De plus, l’enseignant obtient des réactions/réponses non seulement intellectuelles, mais également émotionnelles, ceci étant dû à la nature même du jeu. Cette forme d’apprentissage global, avec une implication émotionnelle positive, est très efficace.

Pour développer les compétences

Le jeu en classe permet aux élèves de développer leurs compétences langagières tout en développant leurs compétences sociales et comportementales. C’est une belle occasion d’enseigner les compétences transversales du programme. On touche également aux trois savoirs.

  • Le savoir: les élèves acquièrent des connaissances.
  • Le savoir-faire: les élèves respectent les règles du jeu et des procédures.
  • Le savoir-être: les élèves adoptent des comportements et attitudes pendant le jeu.

Sans nécessairement le savoir, avec le jeu, les élèves apprennent à écouter les autres, à se respecter les uns les autres, à s’entraider, à prendre la parole, etc. Le jeu est une excellente occasion pour montrer aux élèves comment se comporter dans certaines situations: comment collaborer, comment interagir, comment gagner, sans oublier comment perdre. Nous ajoutons aussi le vouloir-faire. Avec le jeu, les élèves développent le désir d’aller plus loin et de se surpasser. On développe davantage la motivation d’ordre intrinsèque, qui ne nécessite pas de récompenses extérieures.

 

À QUOI PEUVENT-ILS SERVIR DANS UN COURS DE FLS?

Les buts peuvent être multiples et devraient mener à l’apprentissage ou à l’évaluation.

La découverte et la recherche

Le jeu peut être utilisé lorsqu’on veut présenter un nouveau contenu ou du nouveau vocabulaire aux élèves. Par exemple, un enseignant pourrait demander aux élèves d’associer un mot à une image ou un mot à une courte définition.

Dans ce cas, les élèves font des recherches pour acquérir de nouvelles connaissances ou pour trouver des solutions convenables pour arriver à son but par essais et erreurs. Il peut être également utilisé pour l’acquisition de nouveau vocabulaire en associant images et nouveaux mots de haute fréquence ou un lexique spécialisé.

L’entraînement et la consolidation

On a tendance à oublier rapidement ce qui a été appris. Le jeu est un moyen de mettre en application ce qui a été appris à travers une pratique active. C’est également un excellent moyen de réviser et de pratiquer dans un environnement ludique. Un enseignant pourrait ainsi décider de faire un jeu pour pratiquer la conjugaison des verbes au présent.

Évaluation

L’observation de l’élève en train de jouer donne l’occasion à l’enseignant de l’évaluer de façon formative. Le jeu permet de constater la maîtrise des compétences des élèves. Le jeu permet également à l’enseignant de donner une rétroaction immédiate aux élèves et de réajuster ses interventions.

Communication

L’élève qui embarque dans le jeu va s’exprimer spontanément. Cet aspect ludique du jeu est très intéressant en classe de FLS, car se sentant moins menacé, l’élève prend des risques en s’exprimant en langue seconde. Des risques qu’il ne prendrait pas en situation plus formelle. Toutefois, que faire quand les élèves ont recours à leur langue maternelle? C’est tout à fait normal étant donné leur engagement à réaliser la tâche… Il faut simplement leur rappeler gentiment qu’ils doivent parler en français!

 

QUELLES SONT LES CARACTÉRISTIQUES D’UN BON JEU?

Un bon jeu doit être :

Ludique
Un jeu doit développer le sentiment de joie chez les élèves; les élèves doivent avoir du plaisir à participer à cette activité.

Simple
Le jeu ne devrait pas être trop long ou compliqué à expliquer/comprendre.

Délimité
Un jeu doit être bien structuré dans le temps et l’espace. Un matériel attirant, solide, robuste et bien conçu ; des règles claires, intéressantes et dynamiques ; ne garantissent rien, mais ils contribuent largement à favoriser l’attitude voulue. Un jeu pédagogique bien préparé ménage une place à l’imprévu.

Sans conséquence
Le jeu doit être sans conséquence pour les joueurs. Il faut respecter le choix des élèves de participer ou non. Il est toujours possible de proposer des alternatives, soit au sein du jeu lui-même (observateur, co animateur, arbitre, gestionnaire du matériel, etc.), soit par des activités parallèles ayant le même objectif pédagogique. Chaque élève doit sentir qu’il a une chance de réussir ou le plus possible de se reprendre.

Éducatif
Le jeu doit être structuré, cohérent avec les objectifs poursuivis. Cela permettra aux élèves de développer leur sentiment de performance.

Mystérieux
Les élèves ne doivent pas connaître l’issue du jeu. Le jeu doit éveiller le désir et la curiosité des élèves.

 

J’AI LE GOÛT D’EMBARQUER DANS CETTE AVENTURE… AVEZ-VOUS DES CONSEILS?

Le plus important conseil est de travailler en équipe avec un ou deux autres enseignants. Trop souvent, chaque enseignant reste dans son coin, trop débordé par le quotidien, sans avoir l’occasion de discuter avec ses pairs. La mise en commun des outils et de la réflexion sur ces outils permettent aux enseignants de souffler davantage C’est beaucoup plus motivant quand on peut planifier, expérimenter puis partager en riant nos premières tentatives de jeu en classe, parfois chaotiques, et aussi nos succès avec des collègues qui tentent les mêmes expériences!

Ensuite…

Tester différents jeux

Tout comme il y a beaucoup de recettes en cuisine, il existe beaucoup de jeux. Il ne faut pas hésiter à en tester plusieurs et choisir ceux avec lesquels nous sommes les plus à l’aise. Il est aussi impératif qu’on adapte les jeux selon nos goûts, nos besoins, etc.

Commencer avec des jeux courts et simples

Afin que votre expérience soit positive, il est préférable de commencer avec des jeux plus simples et faciles à utiliser. Vous aurez probablement moins de surprises et votre expérience et celle des élèves sera plus mémorable. La fois suivante, vous saurez déjà à quoi vous attendre, donc il sera plus facile de gérer la classe même si le jeu est plus complexe.

Les ratés: opportunités à saisir!

Le jeu en classe permet des discussions spontanées en grand groupe. Quand un jeu ne fonctionne pas tel qu’on l’avait planifié, nous avons un choix: soit de tout abandonner ou d’utiliser cette opportunité pour amorcer une discussion avec les élèves et susciter leur participation pour améliorer les conditions de jeu. Nous avons découvert que ces moments nous permettent de présenter des formules langagières permettant aux élèves de s’exprimer clairement selon le contexte, et l’opportunité de faire répéter ces formules telles « Je crois qu’on pourrait… » ou « J’ai remarqué que » sont vites apprises et peuvent ensuite être réinvesties dans le quotidien.


Nous avons créé un dossier sur la ludopédagogie qui propose des jeux d’équipe, des jeux rapides sans trop de matériel, des jeux d’interaction et des jeux en ligne. En plus de la description du jeu (matériel, temps, préparation, déroulement, des variantes et des suggestions de contenu en français, langue seconde), nous avons des exemples d’élèves du primaire et du secondaire qui jouent à certains jeux.

Dossier sur la ludopédagogie.

 

Drawing a Lesson: Familiarity Breeds Creativity

Putting herself in an unfamiliar learning setting, Christiane Dufour experienced first-hand what happens in the “making” process when one is unfamiliar with the materials and the techniques associated with them. It brought home what three teachers discovered when they implemented STEAM the Kindergarten Way through Play.
Be sure to scroll all the way down to the video at the end.

I have a confession to make: I envy the creativity and ability of those who can imagine something and then give form to it. Whether they draw it or make it, it seems to spring easily from within to be translated into the medium of their choosing. That’s an illusion of course: they learned their craft through a lot of experimentation over time.

I’ve never experienced that apparent ease. But, as a teacher, I must and do believe that you can learn anything when you set your heart to it. So, listening to the admonitions of the adage that you’re never too old to learn, I decided to take art classes, starting with learning how to draw.

Drawing Materials
Drawing feet by hand (count the iterations!)

Pencils and paper; lots of paper and a good assortment of pencils! I’m in familiar territory. The teacher is great, creative. He has a road map in his head but many ways to take us along. He listens, adapts to our abilities and interests. I’m learning to draw, to manipulate these familiar pencils along with a few other simple tools to create the effects I see in my head or in the models he gives us to reproduce or to inspire us.

Every week, he enriches our toolkit of gestures and expands our capabilities by building on the previous lessons. When he shows us a technique or corrects our work, he tells us what he is doing and, while doing that, he provides us with a language for shapes, forms, gestures, tools, space and more. All good! I’m still in friendly territory. I see where this is going and, more and more, I imagine things that I could do along with an ever greater variety of ways to do them. I think my drawings are sometimes quite nice. It feels good.

After weeks of learning all kinds of techniques and eventually practicing how to draw hands in all sorts of positions, the potter’s hands emerged from my page by bringing together many of these techniques.

Reaching my potential

Setting my skills into motion

Then he throws us (me!) for a loop. He says he’ll show us a technique that will allow us to marry drawing and painting. This time, he proceeds with the lesson in steps.

  1. Apply paint to this canvas. (Voice in my head: is any particular way better than another?) Now wait to let it dry.
  2. Apply this gel to the canvas in this way. (Ok, what does the gel do? Thick or thin coat? What will it look like when it dries?)

    One of the Cheshire Cat’s Dreams
  3. Sprinkle this powder over the gel. The powder prevents the gel from drying too quickly, we are told. (OK, but my brain still wants to know what the powder will look like when gel and powder dry.)
  4. Now take this bamboo skewer and draw by scraping away the gel and powder. (Draw? What, how, why?)

This is not the end of the process; there will be a few other steps to the finished product but I don’t yet know what they are. So I draw the way I do with pencils: lines to create a shape and a few details to give it volume.
I scrape away!
I feel lost.
It doesn’t look like anything I can relate to! I can’t imagine what this will end up looking like. I can’t even think of other things I could do that would give an interesting effect. It just looks like a mess!

I have no idea what I’m doing with these materials!

This is an “ah ha!” moment for me. I feel lost.
I can’t even imagine what I could do because these materials are so unfamiliar. I don’t know what they will let me create.

And, there and then, I’m brought back to what we discovered in our STEAM in K one-year experimentation. Namely, how important it is for children to be given ample time to play with and explore materials, tools and techniques freely and with no end-product in mind. Well, this doesn’t apply just to preschool children, does it? It certainly applied to me! And it’s true for any learner at any level. It‘s true also for anything we learn, from art to coding and for all the other letters in STEAM.

LEARN by doing!

In our year-long project in which three experienced teachers implemented STEAM in Kindergarten, this fact was spectacularly brought home the day clay was introduced in the class. It was a totally new and unfamiliar medium which just shouted to be explored. Their exploration started with the medium itself.

How does it feel? How does it let itself be manipulated? What different gestures can be used to shape it? What can be done with these shapes? Then, what tools can be used to refine manipulation? How do you change its texture? How do you stick pieces together? And so much more!

After having played with clay in many ways and used different tools and techniques over several sessions, the children discovered how this material works and what they could do with the tools. It also gave the teachers time to provide them with the language associated with this medium, the vocabulary of clay, its tools and gestures. Having worked with it many times with no particular goal in mind, the children were finally able to imagine what they would like to MAKE with it AND they were able shape their idea into the clay and obtain an intentional result.

The lesson I draw from this experience is that when we are introduced to new, unfamiliar materials, practices or techniques, we need to be given the opportunity to explore the potential of the materials multiple times before we make something with it whether it be a picture, a “thing”, or a program.

I am reminded that when we observe children inventing and making things with wooden blocks, with LEGO or with cardboard boxes, we tend to forget that they are quite familiar with these materials which have been part of their environment since daycare. They can turn them into any number of wondrous creations or use them in unsuspected ways to serve their goals. Add a few new materials into the mix, such as cars, balls, PVC pipes or cardboard tubes, tape, and they will be able to imagine new things to do and to make.

Without that, we are only following instructions without much understanding or transferable learning, very much like I experienced in my fateful lesson. Familiarity breeds creativity as well as proficiency.

Observe the exploration and creativity that is possible when Kindergarten students familiarize themselves with new materials without having to worry about creating a single product.

Artful Tinkering in Kindergarten: The creativity table

Be sure to scroll down in this post to see the many photos of children’s work, and their descriptions of what it made them think of.

These days, many educators are preoccupied with helping their students develop creativity. We can harness children’s innate creative reflex in Kindergarten, and set them on a path of making, tinkering and creating. If you wonder where to start infusing the Maker spirit in a Kindergarten class – a creativity table may be just the thing for you! 

A creativity table is an open-ended activity center. Children usually prefer play that stimulates their curiosity and gives free rein to their imagination and creativity. One of the best ways to enhance their natural curiosity is to introduce a wide variety of materials we call ‘loose parts’ into their play setting. Your creativity table should offer your students plenty of loose parts to choose from.

Loose parts possess infinite play possibilities. They offer multiple rather than single outcomes; no specific set of directions accompanies them; no single result is inevitable; they are open-ended.

Materials become invitations that don’t focus immediately on the creation of products but instead support the children’s building relationships with those materials. Louder for the people at the back: materials are invitations. They do not lead the child to any particular course of action. The materials, and the creativity table ethos, allow children to build their own connection to what is offered. Materials are usually artfully presented, organised and sorted, preferably in transparent containers.

 

Transparent containers filled with loose parts

The children are given time to explore, to touch, to feel the textures and to let the materials lead their creativity with no particular outcome, product or set steps in mind. The invitation to create is open-ended and not time-restrained.

Their beautiful creations are ephemeral. This may be difficult for some children who are used to produce work that is always considered final and displayed. They learn to enjoy making them and then letting them go, though they can live on in the pictures that they take of them.

In one teacher’s words:

“[The first time] I put it out there, I thought ‘Let’s see what happens’. I’ll just change it.  Have them create some kind of images with shapes. They have had experience before [with art work that is ephemeral]. It’s really hard for them [not to keep their creation]. But they’re so good. They just create, have fun, and if they want me to take a picture, I can take a picture and put in their portfolio binder. But [I tell them] ‘Don’t make it permanent’. And they learn to do that. They respect that. And they respect putting everything back in its own place. It’s kind of fun actually [that they enjoy sorting things back into their containers]. Usually this is my plasticine/play dough table, but I’m looking forward to changing it up and see what else they can create with the stuff I’m just going to put there: my Exploration Table”

She compares it to building sand castles on the beach. 

“You create and play, and the next day it’s no longer there so you can start over again.”

September’s sea-themed exploration/creativity table

October’s fall themed table

 

When the children were “finished”, the teacher took pictures and asked them what their creations made them think of. (not “What did you make”!) Here is what they said about their creations – “It makes me think of…”

…nature
…the heart of a tree for a ladybug
…a flower
…a nest
…a beautiful garden

 

There were many more. All their creations were beautiful. But even more beautiful is what the children SAW in them. That is both creative AND poetic!

This very simple activity over time creates a maker mindset which values autonomy and exploration, which makes tinkering the default first steps of any activity, which gives permission to try different ideas and which provides invaluable experience with the medium used.

 

 

 

 

 

 

Fostering a Growth Mindset in the Arts Classroom

Guest post by Louise Campbell, Artist in Schools

What strategies can be used in the arts classroom to shift focus from ‘getting it right’ to exploring potential? Educators often refer to this as ‘fostering a growth mindset’. As an Artist in Schools, my first task in a music classroom is to use the skills students have developed with their teachers in a way that is surprising. I do this by setting up games. Games have rules, giving everyone clear guidelines that govern how and what to play, making it easy for everyone to participate, in addition to being fun.

The following is one of my favourite game pieces for use in the music classroom. It is a great start to a creative process, since long tones are a fundamental skill practiced in most music classrooms. The game starts out in a way that sounds familiar, and quickly evolves in surprising directions. Due to the process inherent in the game, the students can take the piece in any number of directions, leading them to more unfamiliar sounds and ways of playing.

Sound and silence By Louise Campbell

 

 

Instrumentation: for 4+ musicians playing pitched instruments

Instructions:

There are two choices of how to play:

  • a long tone( crescendo and decrescendo)
  • a silence

Long tones can be any pitch in any register on the instrument.

The long tones and silences can overlap in any way, shifting textures and timbres as different instruments come in and drop out at various times.

The next stage of this game is to consider pitch. Here are some variations, following the same rules as above. Musicians can play:

  1. An E in any octave
  2. Any note of a specific chord, such as C Major or E minor minor 7
  3. Any note of specific scale, such as pentatonic, or D Major
  4. Any note from a defined collection of notes, such as C, C#, D, F#
  5. Any note of the chromatic scale

Each of these variations sounds very different, depending on how students listen and respond to each other. The following excerpt demonstrates one version of this game as played by the Lindsay Place Music Étude students during a Culture in Schools workshop:

 

Sound and Silence,conducted by Louise Campbell. Co-composed, performed and recorded by Lindsay Place Music Etude students.

 

This is a fairly unusual sound for most students, and helps to create an atmosphere in which curiosity is at the forefront. In the event that a student understands the activity through a fixed mindset, this generally becomes evident when they point out a perceived ‘mistake’.  Hyper-focusing on mistakes can be quite detrimental to the creative process, as it can be quite limiting to what students are willing to try.

Let’s have a look (and listen) at one way in which a mistake may be identified, the self-talk that surrounds it and the way this situation was turned into creative potential.

 

The following audio track is a sketch I composed, played and recorded for clarinet and loop station (N.B. Loop stations repeat exactly what you play, over and over. So if you make a mistake…)

Sketch for Knitting Lessons, for clarinet and loop station by Louise Campbell. In the words of a wise woman who taught me both music and knitting, ‘If you make a mistake, do it twice. Then people think you did it on purpose. They won’t be any the wiser if you don’t tell them!’

 

The recording session is going swimmingly until:

ME TO MYSELF: Bah. I made a mistake.

(listens to 1:55 for a few loops and remembers knitting advice: if you make a mistake, do it twice)

Hmmm, actually that’s not bad, kind of foreshadows what I’m gonna do later.

(continues process for section, building new loop)

Now to work in that mistake…

(overdubs several loops 2:35-2:50)

… yeah, cool, that works…

Whoops! I didn’t mean that.

(listens to new ‘mistake’ at 2:50)

Actually that’s pretty cool. I wonder if I can use that…

(follows process to end)

 

In this case, my initial reaction to making a ‘mistake’ was frustration, as can be the case with a fixed mindset. I wanted the piece to come out the way I planned it. However, on remembering the advice to make a mistake purposeful, I was able to hear the potential in the ‘mistake’, and work it into the piece. In fact, the two ‘mistakes’ featured in this piece became ‘design features’ that are now integral to the piece. If I had stopped when I made the first ‘mistake’, I would never have found out where it would lead me. Re-contextualizing the ‘mistake’ as an unexpected event with potential allowed me to listen in a way that flipped a fixed mindset to one of growth.

This is only one example of the self-talk involved in a creative process, and resembles many discussions that come up with students in the art classroom. This was how I re-contextualized a perceived mistake for myself; listening to students and their self-talk shows the best way to re-contextualize perceived mistakes and help them see and hear the potential in unexpected events.

When facilitating creativity in the arts classroom, establishing an atmosphere of curiosity and exploration is the first step to fostering a growth mindset, and lays the foundation for contextualization of ‘mistakes’ as unexpected events that provide potential for the new and unexpected. Fostering a growth mindset makes for surprising discoveries for everyone, and keeps fun and play at the center of learning, creativity and making art.

 

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Louise Campbell is an Artist in Schools. You can read her other guest posts:

Cell Phones in the Classroom: Music education in the BYOD era
Music, Memory and Making the Most of Earworms

« Tu fais quoi maman ? » Les multiples rôles du conseiller pédagogique en FLS


Du haut de ses 5 ans, mon fils m’a demandé ce que je faisais comme travail. Je lui ai dit : «Je suis une conseillère pédagogique.»Et lui, avec ses grands yeux interrogatifs, il a répliqué : «Ouin… Tu fais quoi maman?»  

Avant de lui répondre, je me suis mise à réfléchir. Je fais plein de choses… Par où commencer ? Que devrais-je lui dire? Comment expliquer à un jeune enfant ce que je fais de façon simple? Mon fils m’a amené à me pencher sur mon travail.


Qu’est-ce qu’un conseiller pédagogique?
Qu’est-ce que ça fait exactement?

J’ai commencé par aller lire divers articles sur Internet. J’ai retenu deux extraits: un sur la nature du travail et l’autre, sur le rôle du conseiller pédagogique.

Selon la Fédération des professionnelles et professionnels de l’éducation du Québec, « l’emploi de conseillère ou conseiller pédagogique comporte plus spécifiquement des fonctions de conseil et soutien auprès des intervenantes et intervenants des établissements scolaires et des services éducatifs relativement à la mise en œuvre, au développement et à l’évaluation des programmes d’études, à la gestion de classe et à la didactique. »

Et d’après le répertoire PPO, « le rôle d’un conseiller ou d’une conseillère pédagogique consiste à soutenir les enseignants sur le terrain. Ce spécialiste conseille les enseignants, organise des séances de perfectionnement, évalue le matériel didactique, rédige des examens, aide les enseignants à se repositionner par rapport à leurs façons d’enseigner, fait de l’animation pédagogique auprès de ces derniers, etc. Il est à l’affût des dernières tendances en éducation et en pédagogie.»

J’ai donc quelques pistes d’explications pour mon fils, mais c’est encore difficile pour lui de comprendre d’autant plus qu’il existe une confusion quant aux conceptions des rôles du conseiller pédagogique. J’ai décidé de prendre du temps pour penser concrètement à ce que je fais, à mes rôles, aux projets auxquels je participe, aux formations et aux ateliers que je donne, aux compétences que j’ai développées au fil des ans. Et j’ai demandé à mes collègues conseillers pédagogiques en français, langue seconde de se prêter au même exercice que moi. 

Avec les renseignements fournis par les conseillers pédagogiques, j’ai regroupé toutes les tâches des CP en sept rôles professionnels : formateur, accompagnateur, conseiller, agent de changement, expert de contenu et de terrain, collaborateur et gestionnaire. Je vous propose donc un tableau synthèse des rôles et des tâches des conseillers pédagogiques en français, langue seconde au Québec. En plus, je vous présente un portrait de chacun d’eux soulignant leurs dossiers, projets, formations et ateliers pour l’année 2018-2019 afin de souligner l’envergure de leur travail. Je tiens à remercier mes collègues pour leur précieuse collaboration.

Alors, si mon fils me reposait cette question, à la lumière de cette réflexion, je lui dirais que je joue un rôle primordial dans la réussite éducative des élèves du Québec!

Cliquer sur le tableau pour l’agrandir.

Cliquer sur les photos pour accéder aux informations spécifiques à chacun des conseillers.
   

Cell Phones in the Classroom: Music education in the BYOD era

Guest post by musician Louise CampbellArtist in Schools

I have a bias towards living life unplugged, especially when it comes to being in a classroom with a room full of students. Despite this preference, tech is a huge part of most of our lives today, and especially of our students’ lives. The goal of this post is to give you some tips on how to use cellphones in the classroom in a way that keeps student learning and creativity at the center of the experience.

Sound technology in their pockets

What’s one of today’s most accessible pieces of sound technology? Definitely cell phones. They record. They play back. They’re mobile. And most importantly, lots of your students have them. Our challenge is to make use of cell phone capabilities for artistic and educational purposes (N.B. As we all know, cell phone distraction is a real thing. And it has history! Alexander Graham Bell refused to have a telephone in his study because he considered it an intrusion on his work. I ask students to put their cells on airplane mode so we can use them purely for their sound capabilities and minimize distraction.)

First, let’s get your students thinking artistically about what effects they can create with multiple mobile sound sources. Here is one example to get started: I first used cell phones as a sound source when I was working on a dance piece. I wanted to create the illusion of a forest filled with birds using birdsongs and calls coming from many places and moving as they would in real life. That’s a bit of a challenge if you are only one clarinet player. On a whim I asked the dancers to play a pre-recorded track of birdcalls from their phones that they kept on them while they danced. The effect was magical. The space came alive with sound with a dimensionality I usually only experience when camping. To recreate this piece with your students, cue up the following track on 6-8 cellphones, launching each cell phone at different times over the course of 1 minute:

Songbird, performed and composed by Louise Campbell for clarinet and loop station, cell phone version performed during Banff Centre Creative Gesture Lab 2017

Engaging students in composing

Now for a creative music process using cell phones with your students. Brainstorm ideas with your students of the overall effect you want to create. Is it a rainstorm? A bustling crowd? A volcano erupting? A calm meditative hum? What sounds best evoke this effect? How best can these sounds be made: using instruments, found objects or voices? As you move through the following process you and your students will start to understand what is effective and make choices about what and how to record that will best serve your artistic idea.

The process:

  1. Set all cell phones to airplane mode to eliminate unwanted interruptions during recording and play-back.
  2. Using the cell phone’s built in microphone and recording app, ask students to record 3-5 sustained sounds separated by long silences. Play a crescendo and decrescendo on each sustained sound. If playing pitched instruments, you can leave the pitch choices open for the moment or establish pitches to choose from (see this blog post for details). Mic sensitivity varies greatly from one cell phone to another, so give students time to do several recordings with the cell phone placed 1 foot, 2 feet and 3 feet away from the sound source to determine what sounds best.

Example: Cell phone cue from sound design by Louise Campbell for Waxworks by Trina Davies, directed by Glenda Stirling (CUE production, 2017)

 

  1. Set the track to repeat and/or turn off the advance to next track function. If neither of these options is possible, record a ten second silence after the last sustained sound to give the student an opportunity to stop the sound file before it advances to the next song on their playlist.
  2. When all of the tracks are recorded, ask students to play the recordings starting at different times.

Example: Four cell phones playing the previous example track. I was going for an eerie, wailing sound to accompany a fairly disturbing scene from the play Waxworks. Creepy! And quite different than Songbird.

  1. Repeat #4, asking students to spread out around the room in different configurations. How does it sound when students are bunched together compared to spread far apart? How does it sound when only 6 cell phones are playing compared to 26? How does it sound when the recordings are started close to the same time, compared to started at different times over the course of 1-2 minutes? What can you alter, change, do differently to best invoke your artistic idea?

If you and your students are interested in creating something more like a ‘song’ either by one person or a small group of people, the process we just used is a hop, skip and a jump away from doing just that. Again, cell phones are an accessible way to go about it. Check out free and low-cost looping apps. The app Loopy is quite flexible, has good on-line tutorial videos, and is available for both iPhone and Android. From there, understanding how a looper works is the easiest thing in the world, because what a looper does best is repeat itself. Over. And over. And over. Ask one student to make a sound into the looper and I guarantee everyone will understand how it works. This element of looping is very helpful; it allows people to instantly hear what they played. Most people are quite refined listeners regardless of their experience in making music; they know right away if they like what they hear or not!

Student process : Nikola’s story

This was certainly the case with Nikola, a violinist in his first year of playing and the first student to use my looper after the demonstration I gave in class. We had the advantage of having completed two workshops on improvising in the Game genre, in addition to the excellent musical training he receives from his music teacher Karine Lalonde at École secondaire Pointe-aux-Trembles. Beyond that, I can take no credit for the following sound samples: I explained how looping works and Nikola took it from there. After a few trials, here is the first loop he made:

Rhythmic loop by Nikola, delay setting equivalent to mm=120

During the recording of this loop, Nikola wasn’t satisfied with a high, sustained sound and wanted something a little less piercing. Karine, a very fine violinist, showed him how to play a touch-fourth harmonic, which created exactly the kind of sound he was looking for.

Since Nikola’s first loop was rhythmic and droney, I suggested he do something contrasting using glissandi. Here is his second loop:

Glissandi loop by Nikola, delay setting equivalent to mm=120

After class, I wanted to show Nikola one example of what could be done with two contrasting loops. Here’s the result:

Loops by Nikola, arrangement and mix by Louise Campbell

What I would really like to hear is what Nikola would have done with his two loops. Again: free and low-cost apps can give students the tools to record, create and mix their own loops with a minimum of gear. Ask your students what they already know and do: chances are a few already make their own mixes. Use their favourite app, and you’ll have an expert who’s excited to share what they know with their newly plugged-in counterparts. Harness the excitement around tech, and the teaching and learning can go in countless directions!

 

Louise Campbell is a Montreal-based musician who specializes in participatory music making for amateurs of all ages and abilities. Her most notable work includes music improvisation and composition with elementary and secondary school students as an Artist in Schools (Playing the music game: Unplugged, Répertoire de ressources culture-éducation, Culture in Schools) and for disadvantaged youth (Les bonnes notes, Culture pour tous). For more music games and activities such as this, visit Louise’s blog at louisecampbell.ca

Écrire à la manière d’un auteur! Une approche pour la production écrite en FLS

Le 26 avril dernier a eu lieu le tout premier colloque L’école de demain s’affiche! des finissants des baccalauréats en éducation de l’Université de Montréal. Ce colloque, présenté sous forme d’affiches, marquait la fin de la formation initiale de quelque 450 futurs enseignants, ainsi que leur transition vers l’insertion professionnelle et la formation continue. Cette activité invitait les étudiants à prendre connaissance des projets de leurs collègues de tous les programmes pour retenir ce qui, dans le travail des autres équipes, pourra contribuer à leur propre développement professionnel.

Ce colloque se veut l’aboutissement de la démarche d’intégration des apprentissages qui est au cœur de programmes rénovés en 2014 de l’Université de Montréal. Cette démarche a pour visée d’amener les étudiants à faire des liens entre leurs cours de différentes disciplines, de même qu’entre leurs cours et leurs stages, notamment à partir de tâches intégratrices signifiantes. Comme dernière tâche intégratrice, les étudiants de 4e année ont eu à réaliser, en équipes, un projet qui leur tenait à cœur; c’est ce projet qu’ils présentent au colloque sous forme d’affiche.

À l’intérieur de ce cadre général, chaque programme a personnalisé la démarche pour répondre à ses objectifs propres. Au baccalauréat en enseignement du français, langue seconde (BEFLS), les étudiants ont réalisé une recherche pédagogique : après une recension d’écrits scientifiques et professionnels sur une question de leur choix, les étudiants ont développé une intervention ou un outil, qu’ils ont ensuite expérimenté en milieu scolaire. Ils ont, pendant l’élaboration de leur projet, bénéficié de la rétroaction d’experts du thème abordé.

Lors de cette journée, j’ai pu visiter l’exposition et discuter des projets avec les étudiants afin de choisir une affiche et de remettre un prix à l’équipe du programme de baccalauréat en enseignement du français, langue seconde.

J’ai choisi l’affiche Comment motiver les élèves à écrire en immersion au primaire? En écrivant à la manière d’un auteur! réalisée par Fannie Monette et Alex Lévesque, finissantes au baccalauréat en enseignement du français, langue seconde (BEFLS). Cette recherche pédagogique portait sur un enjeu du milieu scolaire qui leur tenait à cœur : la motivation des élèves à écrire en classe de FLS au primaire.

Leur recherche s’intéresse à l’apport du dispositif Écrire à la manière d’un auteur sur la motivation des élèves à écrire en immersion en sixième année du primaire et sur la qualité de leurs textes. La première phase consistait en l’écriture d’un texte non significatif par les élèves alors que la deuxième phase consistait en l’écriture d’un texte à la manière d’un auteur. À la suite de l’écriture des deux textes, les élèves devaient répondre à un questionnaire les amenant à réfléchir sur leur processus d’écriture des deux textes. Enfin, les données recueillies ont été analysées afin de voir la différence entre la qualité des premiers et deuxièmes textes, et entre la motivation à écrire entre la première et la deuxième phase de la recherche.

Voici donc leur affiche qui expose le contexte de la recherche, l’hypothèse, l’objectif, la méthodologie, l’analyse de résultats et la conclusion ainsi que le matériel utilisé.

Bonne découverte!

Cliquez sur l’affiche pour voir plus grand.